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3. Jardin secret (texte)

Au-delà de sa fonction alimentaire et médicinale, le jardin reste un idéal, emprunt de symboles et de recueillement. Ce jardin fait référence au paradis, jardin des origines et de l’innocence, du bonheur parfait et de l’accord avec Dieu. Mais il est également une allusion directe au jardin des Oliviers où le Christ souffre l’angoisse de la Passion et au jardin de la Résurrection où il rencontre Marie-Madeleine qui le confond du reste avec un jardinier.  Même s’il n’est qu’un reflet imparfait du monde à venir, le jardin clos des moines est pendant longtemps un lieu à la fois sacré et réconfortant dans un monde violent.

3.1. Un jardin pour prier (texte)

Symbole de l’Eglise en tant qu’accomplissement du paradis sur terre, le jardin de Marie, l’« Hortus conclusus », se réfère à la Bible. Les textes filent la métaphore. « Rose sans épines », « femme sans péché » (avant le péché originel, la rose n’avait pas d’épines), la Vierge est aussi assimilée à la Sulamite du Cantique des cantiques dans lequel le Bien-Aimé s’exclame : « elle est un jardin bien clos, ma soeur, ma fiancée, une jardin bien clos, une fontaine scellée. Tes jets font un verger de grenadiers et tu as les plus rares essences « .  A titre anecdotique, le jardin de Marie n’est pas uniquement un sujet allégorique. C’est aussi un parterre bien réel de fleurs et de végétaux spécifiquement consacrés à la célébration des cultes (buis pour les rameaux, herbes de la Saint-Jean, etc.)

 

 

 

3.3. Un jardin pour aimer (texte)

L’image du jardin d’amour se fixe dans les enluminures : c’est un jardin clos, agrémenté de fleurs et d’arbres, où les amants peuvent déclarer leur flamme et cacher leur amour. La fontaine, qui apporte de la fraîcheur, est également un symbole d’amour – eau de vie. Très vite, elle se transforme en fontaine de jouvence qui redonnait jeunesse, force et beauté.

Amour courtois

L’idéal de l’amour courtois décrit les sentiments chastes mais passionnés d’un chevalier pour une dame. Ce genre littéraire trouve une des ses premières et plus célèbres traductions au XIIe siècle avec le Roman de la Rose. Dans cette histoire, l’amant qui n’est autre que le poète pénètre dans un jardin et tombe éperdument amoureux d’une rose.