7.0. Jardin public, jardin urbain (texte)

La principale innovation du XIXe siècle en matière de jardins est l’apparition et la généralisation des jardins publics. Avec la révolution industrielle, le développement des villes s’accompagne d’une prise de conscience des vertus de la nature en milieu urbain, à la fois pour offrir un lieu de détente aux habitants et purifier l’air que la multiplication des usines pollue de plus en plus.

A Vienne, l’Empereur François Joseph II ouvre le Prater en 1777, comme «jardin de plaisance pour tous les hommes». Milan suit l’exemple en 1788, puis Munich en 1806.

En France, seules quelques « promenades » existent comme les Tuileries à Paris ou les jardins de la Fontaine à Nîmes. Dès 1852, Napoléon III offre le «bois de Boulogne», ancienne forêt royale, à la ville de Paris. Le baron Haussmann charge Jean-Charles Alphand, ingénieur et architecte paysagiste, de remanier ces 850 hectares, puis de réaménager le «parc Monceau», le «champ de Mars», les «bois de Vincennes» les «Champs-Élysées». De nouveaux espaces verts sont créés. Le parc des Buttes-Chaumont, avec sa cascade et sa falaise de trente mètres de hauteur, est spectaculaire. Au total, Paris se voit doté en l’espace de quelques années d’une quarantaine de nouveaux squares et parcs. En province, les frères Bühler réaménagent le Thabor à Rennes, créent le Parc bordelais et la Tête d’or à Lyon.

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