8. Et si le paradis était en fin sur terre ? (texte)

Né de la nécessité de l’autosubsistance, le jardin a incarné différentes conceptions du paradis : celle d’un univers définitivement protégé du besoin, des dangers et de la mort, celle d’un lieu de recueillement et de pureté, celle, enfin, d’un monde où la nature serait totalement soumise ou parfaitement bienveillante.

Aujourd’hui, le jardin exprime un plaisir exclusivement esthétique, un lieu où les hommes peuvent au moins temporairement coexister en toute harmonie, accomplissant la vision que se faisaient les encyclopédistes des promenades anglaises du XVIIIe siècle : «  le corps s’y délassent, l’esprit s’y distrait, les yeux y sont enchantés par le verd du gazon & des boulingrins (…) La variété des fleurs y flatte agréablement l’odorat et la vue ».

Et si le paradis était enfin sur terre, dans nos jardins publics ?

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